Huile d’Amande : Prunus dulcis var. dulcis

Pour l’histoire

L’amandier est un arbre originaire d’Asie mais implanté depuis longtemps en Europe méditerranéenne. Dès la haute Antiquité, l’on extrait l’huile du noyau de l’Amande douce pour bénéficier de ses propriétés nutritives, gustatives et thérapeutiques.

Les Romains appelaient l’Amande « noix grecque ». Elle connut une grande vogue au Moyen Age, époque où elle entrait dans la confection de toutes sortes de potages, laits et entremets sucrés.

Propriétés

L’huile d’Amande contient 35% d’acide oléique (oméga-9), 11% d’acide linoléique (oméga 6), 4% seulement de saturés, de nombreux minéraux ainsi que de la vitamine E. Sa composition en fait une huile précieuse pour ses propriétés antioxydantes (antiradicaux libres) ; elle est donc bienfaisante pour le système cardiovasculaire ainsi que pour l’entretien de la mémoire grâce aux vitamines A et B.

Huile spécifique des soins de la peau délicate des bébés, elle est fort employée en cosmétique dans des produits adoucissants, hydratants et tonifiants.

L’Huile d’Amande douce en cuisine

Vous apprécierez la saveur subtile de l’huile d’Amande douce pour aromatiser vos mets salés et sucrés. Pour bénéficier de ses qualités nutritives et gustatives, utilisez-la à froid et parcimonieusement.

La variété amère (Prunus dulcis var. amara) est toxique en raison de sa forte teneur en acide cyanhydrique ou acide prussique (une solution aqueuse de cyanure d’hydrogène) et ne doit être consommée que par des adultes, à très faibles doses.

Elle donne toutefois, avec seulement quelques gouttes, une touche surprenante sur certains plats crus, par exemple un pomelo sur avocat avec un filet de caramel au citron et fleur de sel, plus graines germées de radis.

Un petit régal : une cuillère à café d’huile d’Amande douce sur un morceau de chèvre frais, fleur de sel, poivre noir concassé et fleurs de thym citronné. Un vieux Banyuls s’en trouve tout revigoré ; et nous aussi !